Ménage, logement, quartier : une étude permet d’évaluer les profils de risque en matière de cambriolage...

Selon l’ONDRP (Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales) 4,8 % des ménages résidant en France métropolitaine ont été victimes d’un cambriolage, d’une tentative de cambriolage ou d’un vol sans effraction dans leur résidence principale au cours des deux années précédant l’enquête (1).

Les éléments clés de ce rapport sont les suivants :

  • Ménages : ce sont les couples en situation socioéconomique favorable qui sont les plus affectés : 5,3% des ménages de cette catégorie sociodémographique déclarent avoir été victimes d’un cambriolage.

    A l’inverse, ceux composés de personnes seules et en situation socioéconomique défavorisée (inactives ou au chômage avec des revenus modestes) ne sont touchés que dans 4,5% des cas.
  • Logement : les propriétaires de grandes maisons sont les plus affectés par les fric-frac avec un taux de 5,3% contre 4,2% pour les ménages locataires d’un petit appartement.
  • Quartiers : la proportion de victimes varie en fonction des zones de résidence. L’ONDRP relève que les plus fortes proportions de victimes se trouvent dans des zones d’habitat dense ou pavillonnaire en banlieue, avec 5,4% de ménages concernés contre 4,5 % pour ceux résidant dans des immeubles situés en ville-centre.

Cette proportion remonte à 4,7 % en milieu rural ou péri-urbain de faible densité et composé d’habitats individuels.

(1) : étude menée auprès de 132.000 ménages interrogés lors des enquêtes « Cadre de Vie et Sécurité » de 2007 à 2014.